À l’occasion de la Journée Mondiale de Prévention du Suicide, l’Associa tion Rénovation a organisé, le 10 septembre, une soirée ciné-débat au cinéma Le Méliès de Pau, autour du film « Adieu monde cruel » de Félix de Givry. Ce film aborde avec délica tesse le thème du harcèlement sco laire et de la tentative de suicide chez un adolescent de 14 ans.
Cette soirée a été l’occasion d’un échange constructif entre le public et un panel d’experts, dont le Dr Anne-Laure Massal, psychiatre à la Clinique La Nouvelle Aquitaine de Pau, Léonie Etchetto, responsable du Réseau de Prévention du Risque Suicidaire des Pyrénées-Atlantiques (Association Rénovation), le Dr Pierre-Emmanuel Rozier, pédopsychiatre et psychiatre addictologue au C.H. des Pyrénées, et Sébastien Laborde, infirmier également au C.H. des Pyrénées (Consultation Famille Sans Patient, E.PI.C. – Équipe Psychiatrique d’Intervention et de Crise, I.D.E.C. de la C.U.M.P.), et formateur en prévention du suicide.
Sébastien Laborde a pu partager son expertise sur la prise en charge en psychiatrie, le rôle de l’E.PI.C. dans l’accompagnement des patients en crise, et destigmatiser la psychiatrie, encore trop souvent perçue à travers des préjugés. Il a également insisté sur l’importance du numéro national de prévention du suicide, le 3114 (gratuit, 24h/24 et 7j/7).
Les échanges, bien que limités dans le temps, ont permis d’aborder des sujets variés, tels que la souffrance psychique des personnes âgées et des agriculteurs, les enjeux liés à la transition de genre, et d’aborder des solutions concrètes pour rompre l’isolement et redonner de l’espoir. Comme l’a souligné Léonie Etchetto, ces actions n’auraient pas été possibles sans l’engagement d’un réseau solide de partenaires locaux, dont le C.H. des Pyrénées fait partie intégrante.
Ce maillage territorial est indispensable pour faire vivre la prévention du suicide au plus près des habitants et agir ensemble contre ce fléau. Sébastien Laborde a tenu à rappeler que : «En tant que soignants, notre rôle est aussi de travailler avec les patients pour rompre leur isolement et leur redonner de l’espoir. La psychiatrie n’est pas une impasse, mais une porte ouverte vers un accompagnement bienveillant.»